Présentation > Construction du parcours muséal - objectif juillet 2013 > Musée - Zone P : Le système de Bange 1875-1895 - Le siège de Tuyên Quang 1881-1885. >
P3 - Le siège de Tuyên Quang 1881-1885.
 

Retour

Pour accéder à plus d’informations cliquer sur les liens (en rouge) qui vous sont proposés dans le texte.
Pour revenir en arrière, si la touche "Retour" est inefficace, fermer les onglets de votre navigateur.



Le siège de Tuyên Quang 1881-1885.

(JPG)
© Musée de la Légion étrangère
(JPG)
© Musée de la Légion étrangère

En 1881, la guerre éclate entre la France et la Chine, elle durera 4 ans.

Tuyên Quang, province sous contrôle français, est assiégée en Novembre 1884 par les Pavillons Noirs, soldats auxiliaires de l’Empire chinois.

Les troupes françaises présentes sur place sont issues de trois corps différents : la Légion étrangère, qui aligne 400 hommes placée sous les ordres du commandant Dominé, ainsi que 162 tonkinois et 31 artilleurs de marine.

Les troupes chinoises fortes de 10.000 hommes étaient d’anciens rebelles regroupés en bandes armées de mercenaires, vendant habituellement leurs services au plus offrant.

L’artillerie française se compose de deux canons de 80 mm, deux calibres 4 de montagne et deux mitrailleuses.

La citadelle est fortifiée avec des matériaux récupérés et une équipe de reconnaissance est chargée chaque jour d’évaluer les forces ennemies.

De décembre 1884 à janvier 1885, les forces chinoises sont de plus en plus pressantes et le siège se resserre.

Le 26 janvier 1885, l’artillerie et la garnison française parviennent à repousser les premières attaques des Pavillons Noirs. Cependant, le 30 Janvier, les troupes chinoises coupent les lignes de communication. Le siège est total. Pour éviter les tirs de l’artillerie, les chinois poursuivent l’attaque en creusant des galeries souterraines pour entrer dans la citadelle. Les français creusent des contre-galeries : démarre ainsi la guerre de siège.

Le chef de bataillon Dominé ordonne la construction d’une citadelle plus petite (un réduit), à l’intérieur de la précédente afin de contrer les chinois qui avancent de plus en plus vers le cœur de la ville. Le 28 février les légionnaires français s’engouffrent dans la dernière galerie creusée par les Pavillons Noirs afin de les repousser. À 3h du matin les chinois finissent par battre en retraite, et se retrouvent confrontés à la colonne de secours du colonel Giovaninelli.

Bataille devenue célèbre dans la légende de la Légion étrangère, Tuyên Quang est aussi un excellent exemple de l’emploi des pièces de montagne pour appuyer la conquête coloniale.




Retour au circuit






____________

Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan