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T14 - L’artillerie d’acquisition d’objectifs
 

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L’artillerie d’acquisition a pris le relais des sections de repérage développées pendant la première guerre mondiale. Elle met en œuvre les moyens échantillonnés qui ne sauraient être répartis dans tous les régiments d’artillerie. A l’issue de la Grande Guerre, les unités de repérage sont dotées de capteurs optiques et de capteurs du son déployés au sol. Les informations obtenues par ses senseurs sont confirmées ou validées par les moyens d’observation aériens (ballons et avions). La localisation précise est garantie par les géographes qui établissent le Canevas des observations dans un cadre "géoréférencé" commun.

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L’artillerie d’acquisition

N’ayant que très peu évoluée depuis la première Guerre mondiale, c’est dans le cadre de la Guerre Froide que l’artillerie d’acquisition des objectifs va reprendre de la vigueur et diversifier ses moyens, au sol et au-dessus du sol. Il s’agit d’apporter aux différents lanceurs d’artillerie des objectifs à leur portée. Ces objectifs sont bien souvent situés dans la profondeur de la zone d’engagement.

La composante radars :

Les radars apparaissent dès la Seconde Guerre mondiale. Ils sont déjà bien intégrés dans les dispositifs de défense antiaérienne. Il en résulte une bonne connaissance par les français de la technique radar en raison des nombreux essais conduits sur le Centre de Colomb-Béchar, en Algérie. L’artillerie sol-sol va aussi s’intéresser à cette technologie pour les intégrer dans ses régiments. Mais on ne saurait tout y mettre.

Donc l’artillerie d’acquisition se dotera de radars de surveillance du champ de bataille et de contre batterie :

  • des radars américains ou anglais (Q 10 - Cymbeline)
  • des radars français SDS puis RASIT.

Cette gamme de moyens craint les contre mesures électroniques. La zone couverte est faible, car les masques sont importants et on arrive guère à dépasser les 20 km de portée.

Il donc faut s’affranchir du terrain, on imagine un radar héliporté. C’est le concept du radar HORIZON, capable de se positionner en stand off (lieu où il est inaccessible par l’adversaire) et de là observer une zone de 200km sur 200km. Il capte les flux de mouvements. Il est l’outil adapté pour la détermination des objectfs des armes à longue portée (nucléaires et ATACMS).

Initialement dévolu à l’artillerie, il passera dans l’ALAT.

La composante volante

Dès la mise en service de missiles pour l’entraînement des sol-air, il a fallu se doter de cibles volantes. C’est à partir de l’expérience conduite sur le CT20 que l’on commence à expérimenter tout une gamme d’engins volants. On voir arriver le CL89 (construit par les canadiens) doté de caméras photo dont il faudra développer les films au retour sur terre. Il a une capacité de pénétration de plus de 100km (adaptée à la portée du PLUTON). Il est amélioré par le CL289 qui ajoute aux caméras précédentes des capteurs vidéo et infrarouge qui transmettent des images en temps réel vers le sol. Cela suppose la mise en service de stations au sol adaptées à ces différents types de capteurs pour une exploitation et une diffusion rapide des renseignements extraits des images. Il est ainsi possible de se coupler directement aux systèmes de feux capables de traiter les objectifs découverts. L’artillerie en fait partie. C’est le concept d’emploi en boucle courte qui s’établit, avec les capacités offertes par les liaisons modernes et l’informatique,qui débouche aussi sur des processus de ciblage et de coordination des actions dans la 3ème dimension. Mais les missiles ne sont pas manœuvrables en temps réel et la durée de leur mission est limitée et raide (pour compenser les délais nécessaire à l’exploitation au retour au sol des images ; leur trajectoire est programmée à l’avance et il n’est pas possible d’établir un parcours d’opportunité. On a l’idée d’installer un POD image sur hélicoptère pour l’entraînement. De fait on obtient un nouveau système plus souple utilisable en opérations (Mostar) à faible intensité des combats.

C’est alors que l’on se dote de drones, engins volants télé-pilotables (donc sans présence humaine à bord) transmettant des images en temps réel, avec une meilleure permanence sur zone. De plus les capteurs sont placés sur un POD articulé permettant de faire du tracking sur un objectif (l’axe des caméras est fixé sur un point du terrain, quelque soit la manoeuvre du drone). A la capacité de capter un objectif, s’ajoute celle d’observer les effets des tirs. Les drones prennent un essor considérable au point de les sérier en diverses familles tant il sont variables en envergure, en capacité à voler haut, avec des caméras adaptées pour obtenir une bonne précision d’images et des moyens de téléguidage pouvant aller jusqu’à l’usage de satellites. L’armée de l’air a ses drones (dans les hautes altitudes), l’armée de terre a les siens au plus près du sol. La prochaine étape est de pouvoir placer une munition sur le drone pour en faire un drone de combat.

L’artillerie d’acquisition a mis en œuvre le MART (mini avion radio téléguidé) pour la première guerre du Golfe (1992). Cette expérience validée par des résultats concluants appelle son successeur, le CRECERELLE qui lui même sera remplacé par le SDTI. Il s’agit de coller au plus près aux toutes dernières technologies dans tous les domaines (avionique, télétransmission en temps de plus en plus raccourci des images, précision du télépilotage et de localisation).




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Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan