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K0- Présentation
 

L’espace "Secret des artilleurs" est partagé en 4 zones.

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La première partie, en entrée, est la façon dont l’artilleur va prendre en compte le milieu où il est engagé.

Il part des produits réalisés par nos géographes militaires : les relevés topographiques et les cartes.

Il va prendre le relais sur le plan reconnaissance topographique afin de déterminer avec précision la position de ses lanceurs et leur orientation. Il se livre aussi à quelques dessins, plans d’implantation et croquis perspectifs.

Pour cela, tout comme les géographes, il dispose d’engins de mesure d’angles et de distances et de dispositifs pour effectuer les calculs.

L’artilleur va aussi s’intéresser à l’atmosphère traversée par les trajectoires. Il procède à ce que l’on appelle le sondage, avec des senseurs adaptés, pour mesurer tous les paramètres actifs sur les trajectoires.

Enfin sa connaissance du milieu va se parfaire par le prise en compte de la situation tactique pour travailler en sûreté, certes, mais aussi et surtout pour que son action soit bien en adéquation avec le rôle que lui est assigné par la mission (en besoins Feux et Renseignements).

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Les trois zones qui restent sont consacrées à la trajectoire. Plaçons nous sur la partie centrale.

L’artilleur s’est longtemps focalisé sur le début et la fin de la trajectoire, représentées de part et d’autre de notre position.

Il s’est mis à tirer, donc à voir, de plus en plus loin, sur des objectifs aéroterrestres. Les trajectoires des engins prennent une place importante dans l’espace aérien du champ de bataille. Il va alors falloir se préoccuper de la façon de dialoguer entre ceux de l’avant et ceux de l’arrière, puis de coordonner les actions dans la troisième dimension : on utilise des moyens de communication et de commandement appropriés à chaque époque.

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Revenons au point de départ des trajectoires (à l’arrière comme on dit dans l’artillerie), où nous trouverons des lanceurs et les moyens de les mettre dans les conditions techniques propices au lancement.

Pour les projectiles ayant une phase balistique, les paramètres topographiques et aérologiques sont complétés par les paramètres balistiques pour élaborer les éléments de départ. Les moyens pour y parvenir vont évoluer au cours des temps jusqu’à trouver des solutions techniques de plus en plus perfectionnées.

Certains projectiles, de plus en plus intelligentes (missiles, drones), s’affranchissent de certaines de ces opérations.

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Basculons de l’autre côté, à l’avant, vers l’aboutissement de la trajectoire. On y trouve le champ d’application des effets de l’artillerie en appuis directs (Feu et Renseignement) au profit de l’Infanterie et de la Cavalerie. C’est la zone de l’acquisition des objectifs.

Face au terrain on trouve l’observateur dialoguant avec le capitaine de l’unité appuyée pour convenir des effets attendus.

Puis vous pouvez appréhender les versions modernes de l’acquisition, avec une maquette du véhicule d’observation et, au-dessus de vos têtes, les drones qui font de l’acquisition en s’affranchissant du relief, au contact et dans la profondeur.

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Voilà ce que nous expliquons dans cet espace et qui mérite encore quelques ajustements en complétant les collections dont nous disposons aujourd’hui (notamment en ajoutant les radars).

Nous y représenterons aussi la filiation de l’acquisition au Repérage, arme qui a fait son apparition lors de la 1ère Guerre Mondiale, comme nous l’avons fait entre la reconnaissance topographique et la Géographie militaire.






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Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan